Bon, après tous les commentaires sur le bonus des vrais Vanek, je vous offre le premier chapitre de mon livre. Bon, c'est un peu... comment dire... pas super super, mais ce début, je l'ai écrit il y a plus de 4 ans, quand j'étais en 5ème (je précise, je suis en 1ère maintenant). Donc ça date. Vous retrouverez Natacha et Luna dans ce début ! Et Clémence aussi, mais elle est pas encore née dans le legacy. Allez, trève de blabla, voilà votre extrait : 

 

Secrets d'un autre monde

Partie 1

Le secret de Luna

 

Chapitre 1

 

 

  Tout était prêt. Nous pouvions partir pour habiter un petit village perdu dans les Alpes. Je crois que c'était pour le travail de Papa, où quelque chose dans le genre. Je profitai de ce samedi pile au milieu du mois de septembre pour passer chez toutes mes copines de 3e. Elles me disaient toutesque j’allais leur manquer et je leur répondais la même chose. En cette belle journée ensoleillée, j’avançai vers la mer. Il n’y avait encore personne ce matin de début d'automne. Mais je n’allai pas vers la plage, j’allai vers les rochers. Je m’assis sur l’un d’eux et regardais la mer qui reflétait la lumière du soleil. Elle était agitée. Je l’ai regardée longtemps. Des petites vagues se formèrent et les derniers surfeurs de l’année s’avançaient à leur rencontre.

  J’entendis des pas derrière moi. Je jetai un coup d’œil. C’était mes parents. Ils savaient que j’étais là. Ils savaient que les rochers étaient mon refuge. Et encore, personne ne connaissait la grotte. Mais je n'y allais plus depuis longtemps. Depuis ce terrible jour...

  Mon père m’expliqua que nous partions. Je montai dans la voiture et regardai la mer qui s’effaçait à l’horizon. Je ne la reverrais plus. Je quittais Marseille pour de bon. Je ne parlai pas durant le trajet, en rage.

  Nous sommes arrivés à notre chalet une heure en avance. Il n’était pas très grand mais quand même plus que notre appartement à Marseille.

   - C’est là où on va habiter ? demandai-je.

   - Oui pourquoi ? me répondit ma mère.

   - Pour rien.

  J’aimais beaucoup ma mère avec son sourire aux lèvres, ses cheveux blonds soyeux et brillants mais je n’aimais pas lui mentir, sauf quand j'estimais cela nécessaire. Par contre, ce que je n’aimais pas chez elle, c’était qu’elle trouvait toujours quelque chose à dire. Mon père, au contraire, se fichait un peu de tout sauf du football.

  Le paysage était magnifique. Depuis chez nous, on voyait le Mont-Blanc, derrière une ou deux vallées. Mais il parvenait toujours à dépasser les autres montagnes.

  Je montai doucement les escaliers avec ma valise pour aller dans ma chambre. Elle n’était pas très grande et, le papier peint était à refaire. Il y avait seulement un lit, une table de nuit, un bureau et quelques meubles. Heureusement, j’avais de quoi décorer la pièce en attendant qu'on la refasse.

  Comme je n’avais pas envie de ranger, je descendis les escaliers dans l’idée de sortir un peu prendre l’air. Quand je fus dehors, il commença à neiger alors que nous étions au mois de septembre ! À Marseille, la neige n'était pas la bienvenue, c'était sûrement pour cette raison que nous ne l’avions jamais vue.

  Le village n’était pas très grand. Il y avait le strict minimum pour vivre et sortir entre amis (en gros un cinéma...) dans le centre. En vérité, je ne savais pas bien pourquoi j'étais sorti, je n'avais rien à faire dehors, je ne connaissais rien. Alors je rentrai.

  De retour dans ma chambre, je ne fis rien, je ne pris même pas la peine de défaire mes deux énormes valises. En quittant Marseille, tout changeait. Je redémarrais de zéro. Je n'avais plus aucune amie, plus de connaissances. Il me fallait tout refaire. Mais en quittant cette ville, je quittais l'un de mes pires souvenirs. Celui de l'abandon...

  La neige avait cessé de tomber, la nuit s'installait petit à petit, se créant une place dans le ciel, poussant le soleil entre les montagnes.

  Je n’avais pas sommeil. Je regardai alors les informations avec mes parents. Même pas une bonne nouvelle. Guerre, enlèvement… Sauf la météo. Elle n’annonçait pas de pluie mais du beau temps toute la semaine. Pas de pluie, pas de neige. Mais sûrement pas la chaleur accablante du Sud...

 

  Le lendemain, il faisait beau mais froid. La température de montagne, je supposais. Je fus la première au collège. Je me suis présentée à l’intendance et la secrétaire m'a donné mon emploi du temps et le règlement intérieur. Je commençais le lundi  par mathématiques, et comme nous étions lundi, je dus me rendre en salle de maths. Et le pire, c'était que je détestais les maths ! Plus que tout au monde.

  Je me présentai à mon professeur, un homme pas très grand, avec des lunettes toutes rondes et un peu d'embonpoint, quand je vis deux jumelles assises à la même table. Je ne sus dire pourquoi je les avais remarquées. Je crois que c'était parce qu’elles étaient... différentes ? En tout cas, elles étaient belles. Et l'une était l'opposé de l'autre. Certes, toutes deux avaient leurs longs cheveux blonds et lisses détachés. Celle qui semblait plus jeune (pour des jumelles, ça faisait bizarre de dire ça, mais quelque chose rendait l'autre plus mature, plus adulte et sûre d'elle) était habillée très simplement. Elle avait une longue tunique blanche et un jean. L’autre était en t-shirt noir et rouge à manche longue et avait un slim noir. Un peu genre gothique, sans les têtes de mort ou autre crucifix.

  Ce que l’on pouvait remarquer chez elles, et qu'elles avaient en commun, c’était leur humeur maussade. J'ai pensé que ce n'était peut-être pas pour la même raison. Elles ne parlaient pas, ne souriaient pas et ne bougeaient pas comme si elles étaient figées. Hors du temps.

  Je  m’installai tranquillement à la dernière place de libre, au fond à côté d’une fille très joyeuse (tout le contraire des deux jumelles). Ses cheveux châtains étaient en pétard ce qui rendait joli. Elle avait des yeux verts pâles qui pétillaient de joie. Elle m’accueillit très contente.

   - Salut, moi c’est Lola. Et toi ?

   - Natacha.

   - Tu dois sûrement être la nouvelle.

  À ce même moment, le professeur nous rappela à l’ordre afin qu'il puisse commencer son cours sur ces maudites fractions. Déjà que je n'aimais pas les maths, les fractions étaient le pire du pire ! Une chose incompréhensible, inventée par je ne sais qui, rien que pour nous faire avoir de mauvaises notes (bon, j'exagère, mais quand ça parle des maths, rien n'est de trop !).

  La fin de la journée passa à toute vitesse et  j'ai aussi remarqué que les jumelles ne se quittaient jamais. Elles restaient isolées, loin des autres. Aussi bien au self que pendant les cours. Pourtant, elles ne communiquaient même pas entre elles. Elles avaient attirées ma curiosité, et je ferais à présent tout pour mieux les connaître.

 

  Quand je me suis réveillée le lendemain matin, je remarquai, après dix minutes (le temps de me réveiller), qu’il pleuvait. Je détestais la pluie. Cela me rendait d’une humeur chagrine. Et en plus, la météo avait prévu le beau temps ! Petit conseil : ne jamais croire la météo.

  Les cours du matin furent d'un ennui total. D'ailleurs, je me souvenais déjà plus de quoi c'était.

  Pendant le déjeuner, je demandai à Lola :

   - Je trouve les jumelles tristes, non ?

   - Elles ont toujours été comme ça. Et personne ne sait pourquoi.

   - Comment s’appellent-elles ?

   - Je ne sais pas.

  Comment ne pouvait-on pas savoir le prénom de quelqu'un ? Ok, moi je ne savais pas, mais je venais d'arriver !

   - Elles n’ont pas d’amis ? demandai-je intriguée.

  - Ce n’est pas qu'elles n'en ont pas, c’est qu’elles n’ont jamais parlé à personne, même pas au prof. Des asociales, moi je te dis !

   - Pourquoi ?

   - Qu'est-ce que j'en sais !

  Je me tus. Je l'énervai avec les jumelles. Ce n'était pas son sujet de conversation préféré.

   - Oups ! On devrait se dépêcher. Ça sonne dans cinq minutes ! me cria-t-elle.

  Nous sommes allées poser notre plateau et nous avons monté quatre à quatre les escaliers jusqu’en salle de français. Dès que nous sommes entrés en cours, le professeur nous demanda (assez sévèrement) d’aller chercher un billet d’entrée. Il n’était pas très satisfait de notre motif. Le pire c’est que je n’avais pas fait mes devoirs de français, du coup j’ai eu une punition pour le lendemain. Je vous le dis, je fais une super bonne impression à chaque rentrée, devant des nouveaux profs. Une sorte de rituel pour moi d'avoir une mauvaise réputation auprès d'au moins un prof.

  Nous avons eu une interrogation surprise en mathématiques et je n’avais pas révisé. Ce n’était pas mon jour de chance. Mais j'avais l'excuse du siècle : «Je viens d'arriver et j'ai pas eu le temps de rattraper mon retard.» Avec un air de chien battu, s'il vous plaît ! 

  En rentrant chez moi, j’allai faire ma punition et réviser, il pourrait y avoir un autre contrôle surprise. Les profs pouvaient parfois se montrer sadiques.

   - Tu t’ais fait des amis ? demanda ma mère lors du dîner.

   - Oui, une. Lola Beau.

   - Euh… ce soir, il y a un match… commença mon père.

  Cela déclencha une petite dispute. Lorsqu'il y avait un match, mon père monopolisait la télévision et ma mère et moi ne pouvions pas dormir tellement il faisait du bruit. Le plus souvent, il disait cette phrase lorsque ma mère semblait calme, mais il faut se méfier de l'eau qui dort, ou un truc dans le genre (les proverbes non plus n'étaient pas mon truc). Alors je m'éclipsai discrètement, et essayai de m'endormir avant qu'un but ne soit marqué.

 

  Le lendemain matin, j’avais très sommeil et le moral dans les chaussettes. Mon père, lui, était heureux. Je compris vite que Marseille avait gagné. Ma mère n’était pas là, elle était à son nouveau travail. Je pris mon petit déjeuner vite fait.

  Je montai m’habiller et je vis qu’il était déjà huit heures moins dix. J’étais en retard et en plus j’allais au collège à pied. Alors je descendis voir mon père et je le suppliai de m’emmener. Je savais très bien faire l'air du chien battu. Il céda, mais m’avertit que ce serait la dernière fois.

  J’arrivai pile à l’heure. Pendant le cours de science, j’étais assise à côté de la plus petite des deux jumelles. Je me demandai où était… J’avais oublié : nous étions en groupe et  elles n’étaient pas dans le même. Lola, quant à elle, n'était pas de le mien non plus. Ces groupes étaient bizarrement formés. Normalement, ils étaient faits par ordre alphabétique. Or Lola et moi avions un nom de famille commençant par la même lettre. Et oui ! Je m'appelle Natacha Bolit. Bref, je m’assis à côté de ma nouvelle voisine.

   - Bonjour, me dit-elle d’une voix douce. Je  m’appelle Luna.

  Je devais être la première à laquelle elle parlait d’après les précisions de Lola.

   - Moi c’est Natacha.

   - Je suis désolée de n’être pas venu de souhaiter bonne chance pour ton arrivée.

  - Tu n’as pas à d’excuser.

  - Si. Comme moi, quand j’étais nouvelle, personne n’est venu me souhaiter bonne chance et j’ai eus du mal à m’intégrer. Ah ! Le cours va commencer.

  Après les cours du matin, j’entrai avec Lola au self. Nous nous sommes assis à notre table habituelle et je parlais de ce qu’il s’est passé en sciences à Lola.

   - Elle t’a parlée ?

   - Oui.

   - C’est incroyable ! Elles n’ont jamais parlé depuis qu’elles sont là ! Tu as assisté à un grand événement ! disait-elle très excentrique.

  - Lola, soupirai-je, ce n’est pas le plus grand événement du monde. Elle a eu juste envie de parler, c’est tout !

Je remarquai que Luna m’écoutait prendre sa défense alors je changeai vite de sujet.

   - Tu as révisé le contrôle pour demain ?

  Je me tournai vers les jumelles, Luna ne nous écoutait plus.

  Nous n’avons plus parlé jusqu’à la fin du déjeuner. Lors de la récréation de midi, je vis Luna s’approcher de moi.

   - Je t’ai entendu parler de moi, pendant le déjeuner, commença-t-elle.

   - Oh ! J’espère que cela ne t’as pas dérangé.

   - Non, pas du tout. Personne ici n’a parlé de moi comme ça !

   - Pourquoi ? On a déjà parlé de toi ?

   - Oh, oui ! Tout le monde nous trouve bizarre, ma sœur et moi.

   - Je ne vous trouve pas bizarre. Comment s’appelle ta sœur ?

   - Clémence.

  La fin des cours s’annonçait. Les deux sœurs étaient le nez dans le casier à côté du mien. Quel hasard ! Luna et moi, nous étions à côté en sciences et nos casiers étaient côte à côte. Parfois, j'étais bizarre. Tout le monde se fichait de savoir que Luna avait son casier côte à côte du mien !

   - Salut Luna ! Tu descends à pied ?

   - Oui.

   - Tu veux que je t’accompagne chez toi ?

  - Non, désolé. Je dois parler à ma sœur. D’une chose personnelle, tu vois ?

   - Je vois, je vois.

   - Une prochaine fois peut-être ? me proposa-t-elle.

   - Oui, si tu veux.

  En rentrant chez moi, je me demandai à ce que Luna pouvait dire à sa sœur. Elles se voyaient pendant toute la journée.

 

 

Chapitre 2

 

 

 

  Le lendemain, je me réveillai de très bonne humeur. Je m’habillai et allai prendre mon petit-déjeuner. Je ne savais pas pourquoi, mais ma mère était là. Remarquez, je ne savais pas vraiment quand elle travaillait. C'était pour parler un peu !

  Nous avions maths en début de matinée. Le professeur nous rendit les interrogations surprises. J’avais un 9. Après l’avoir corrigé, nous avons continué la leçon, quand, tout à coup, un coup de tonnerre résonna. Pourtant la météo annonçait beau toute la semaine. Je vous l'avais dit de ne pas croire la météo. Après avoir tourné la tête vers les jumelles, je remarquai que Luna était prise de panique à l’entente d’un deuxième coup de tonnerre. Elle regarda la fenêtre avec un regard apeuré. Cinq minutes plus tard, le soleil revint, aussi vite qu'il était partit.

  Luna ne me parla pas lors du cours de science. Elle était toujours paniquée, pourtant, il n’y avait plus de tonnerre. Elle murmura quelque chose d’incompréhensible. J’essayai en vain de comprendre si c’était à cause de moi ou pas. Cela me mettait en peine. C'était comme si ce bref orage annonçait la fin du monde.

  Au réfectoire, je me posai plein de question : « Pourquoi quand le tonnerre avait frappé, Luna commençait-elle à avoir peur ? » ou encore : « Pourquoi Luna ne m’a pas adressé la parole en cours de science ? » J’ai aussi remarqué qu’elle avait l’air de réfléchir et que plus elle réfléchissait, plus elle avait peur. Mais bon, ça, c'était moi, toujours à trop réfléchir et à penser à des trucs incroyables pour de simples petites histoires. Je cherchais des mystères et des secrets partout.

  En cours de sport, nous avons fait cross. Je n’aimais pas ça car après j’étais fatiguée et je ne pouvais plus suivre les cours qui suivait. Je n’étais pas la seule à remarquer que des gros nuages s’avançaient sur nous. Et ils allaient aussi vite que ce matin. Luna avait les yeux fixés sur les nuages gris qui fonçaient. Après dix minutes de sport, un coup de tonnerre frappa à, au moins, deux cents mètres de nous. Jamais je n'avais vu un éclair frapper si près. C'était impossible ! Je ne pus m'empêcher de hurler, tout comme tout le monde. En tout cas, Luna n’était pas la seule à être prise de panique. Mais Luna était figé, alors que tout le monde courrait dans tous les sens. Notre professeur nous demanda de nous calmer et il nous fit rentrer au collège. Comme tout le monde étaient bouleversé, la principale nous promis d’appeler nos parents pour qu’ils viennent nous chercher.

   - Je n’ai pas réussi à joindre vos parents, les filles, s’excusa la principale à Luna et Clémence, et je crains que vous n’alliez devoir rester jusqu’à la fin de la journée.

  Ma mère vient me chercher sur les dernières paroles de la principale. Elle était très inquiète, ça se lisait sur son visage. Si moi je cherchais les mystères partout, ma mère cherchait et surtout voyait le malheur partout.

   - Oh ! Ma chérie ! Ça va ? Tu n’as rien ? J’ai eu tellement peur, tu sais ?

  La honte... J'allais avoir quinze ans tout de même. J'essayais de la presser, pour qu'on s'en aille d'ici, avant que je me tape la honte de ma vie.

  - C’est bon, maman. Je vais bien, dis-je, étouffée par son étreinte.

   - Mais j’ai eu tellement peur et …

   - Tu me l’as déjà dit, maman.

  Elle fit la sourde oreille et me dit :

   - Allez. On ne va pas s’éterniser ici. On rentre.

  Je n'aurais pas dit mieux.

  En rentrant chez moi, mon téléphone portable sonna. C’était Lola. Elle m’expliqua que nous n’allions plus faire cross en sport mais gym. Mouais. Je n'étais pas plus forte en gym qu'en cross.

   - Tu sais, me dit-elle, une des jumelles et toi, vous allez devenir amies. C’est sur : premièrement, tu es la première qui s’assoit à côté d’elle et deuxièmement, tu es la première à lui parler. Ah ! Au fait, avant que j'oublie ! Tu es là demain après-midi ?

   - Oui, pourquoi ?

   - Tu voudrais venir chez moi ? me proposa-t-elle. Je n'ai rien à faire.

   - Ouais. À quelle heure ? Pas trop tôt car c’est mon anniversaire

  - Tu pourrais venir fêter ton anniversaire chez moi, il n’y a pas mes parents. Oh je sens que ça va être cool !

   - C'est super, mais je viens à quelle heure ?

   - Vers deux heures.

   - OK.

  Aller chez Lola me changerait les idées. Je pensais aux soirées que l'on se faisait avec mes amies de Marseille. Une bande de sept filles, à faire la fête. Mais peut-être qu'un petit truc improvisé n'était pas si mal.

  Je descendis voir ma mère pour lui annoncer ma note. Je ne savais pas quoi dire. Mais tout se passa assez bien. Mise à part un avertissement que si j’avais encore une mauvaise note, plus de portable. Docilement, je mis la table. Il n’était que dix-huit heures et ne nous mangions qu’à dix-neuf heures et demi. Mais bon. Lorsque mon père arriva, nous nous sommes mis à table.

   - Que faites-vous demain ? questionna ma mère.

   - Demain, répondit mon père, je vais à la pêche avec mes amis !

   - Mais tu n’aimes pas la pêche, répliqua ma mère.

  Ça, c’était vrai. Il détestait la pêche. Il trouvait stupide de rester une après-midi entière à pêcher des poissons qui ne viendront jamais, pour ensuite les relâcher car ils étaient trop petits.

   - Mais maintenant, j’aime, se défendit mon père.

   - Et toi, Natacha, que fais-tu ? me demanda ma mère.

   - J’irais chez Lola demain après-midi.

  - Bon. Je crois que je vais rester toute seule à la maison, soupira-t-elle. Et le soir, on fera ton anniversaire.

  Je commençai à faire la vaisselle quand mon père me dit :

   - C’est bon, Natacha. Je vais la faire, la vaisselle.

Je trouvais que c’était très gentil de sa part.

   - Merci papa, mais ce n’ai pas encore mon anniversaire. C’est demain.

   - Je sais bien. Maintenant va te coucher.

  Sans demander mon reste, je lui obéis.


Voili voilou. Alors ?